Présentation

Jeudi 19 juin 2008
      Cela fait déjà un certain temps que cela me turlupine. J'ai envie de m'occuper de mes enfants quelques années mais vais-je pouvoir (financièrement) et oser ? Car oui, même si cela me semble une évidence que c'est le mieux, j'ai quand même un super boulot à la base ! Je n'ai aucun doute de la qualité de vie que cela nous permet à tous, mais continuer à m'arrêter c'est dire adieu à ma société actuelle et ce n'est pas un pas facile à franchir.
       J'ai donc emprunté ce livre de Marie-Pascale Delplancq-Nobécourt pour voir si ce qu'il y avait dedans me donnerais une base de réflexion.

       Ce sont ajoutés à cela quelques évènements malheureux et inattendus. Je suis enceinte depuis 2 mois mais il s'agit d'un oeuf clair...Cela m'aurait donné une bonne excuse pour ne pas reprendre en septembre comme prévu initialement ! Il faut donc que je fasse le choix de dire " Et bien non tant pis, les enfants d'abord !".
        Et c'est ce que nous avons décidé Simon et moi.

       Voici, ce dont parle le livre, que j'ai bien apprécié :
             Les femmes au foyer ne font rien ? ne sont rien au yeux de la société.
             Témoignages de mères ayant fait ce choix, ou dont les circonstances les ont amenées à être à la maison pour s'occuper des enfants.
             L'image de la mère au foyer dans les médias, dans la croyance collective.
             Les associations des mères au foyer : pour essayer de modifier leurs images.
             Ce qui se cache derrière les mères au foyer : la valeur du travail payé, la répartition des tâches ménagères, travailler et s'occuper de ses enfants, quantité ou qualité de présence ?

       Je vous livre un passage :
   " La "conjointe", dans 80% des cas travaille, elle aussi, et est censée s'adapter aux mêmes critères et à la même intensification du travail. En effet, la définition du travail salarié, telle qu'elle a été élaborée au cours de la révolution industrielle, a produit un moule, celui du travailleur masculin, conçu par les hommes et pour les hommes, dans lequel les femmes ont du se couler sans le faire évoluer d'un iota. Sous couvert d'égalité démocratique, on a ouvert aux femmes le monde du travail en les assimilant aux hommes, en leur imposant les mêmes contraintes et en faisant l'impasse sur leur rôle familial.[...] Il est peu dire que la société n'a jamais voulu  prendre conscience du paradoxe ainsi créé par ce double travail et cette double absence du foyer parental : les femmes travaillent comme les hommes, les hommes et les femmes ont des enfants, et la plupart des pères d'aujourd'hui continuent à gérer leur profession comme leurs pères l'avaient fait : "ma carrière avant tout", en laissant leur compagne, dont le travail les valorise et améliore leur train de vie, jongler avec un double emploi du temps et bricoler sans cesse des solutions de fortune pour faire face à tout et tous, et courir, courir...
[...] Dans notre société, l'enfant n'apparait dans le discours public qu'en tant qu'"objet" de mode de garde. Et ce leitmotiv finit par devenir l'emblème de la place que nous faisons à l'enfant, ou plutôt que nous ne lui faisons pas, le symbole de la façon dont nous acceuillons sa venue au monde, en le priant de gêner le moins possible...
[...] Ce que le choix d'être mère au foyer nous révèle de nos dysfonctionnements sociaux réclame d'être analysé en profondeur, pour tenter de réaliser la conciliation, aujourd'hui introuvable, entre vie familiale et vie professionnelle, et d'inspirer une authentique réflexion sur ce que pourrait devenir la parentalité au XXIe siècle, si on la considérait comme elle le mérite, c'est à dire comme un enjeu majeur de la société de demain."
par Magali publié dans : Ma bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 16 mai 2008
       Je viens enfin de finir ce livre de Pennac. Il était dans ma liste depuis des mois et j'ai finit par l'emprunter à la bibliothèque.
       Une seule phrase : extraordinairement véridique, tout est plein de bon sens, ça transpire la vérité, il n'y a même plus de débat à faire...plus qu'a trouver des solutions pour améliorer les choses car tout n'est pas noir non plus à l'école, heureusement.

       Encore un livre qui vient valider mon idée que les étiquettes font énormément de mal aux enfants, elles les obligent à respecter leurs caractéristiques : Tu es méchant, nul, violent, timide, impatient, paresseux...
       Ainsi, ils ne sont plus eux (avec des défauts par moments, comme nous les adultes en sommes), ils ont le devoir d'être ce que nous pensons d'eux. Et mieux vaut que l'on s'occupe de moi pour ma méchanceté que de pas exister aux yeux de mes parents.
       A la maison, c'est l'utilisation du JE qui nous permet de ne pas caractériser nos enfants. "Je suis déçue que mon vase soit cassé, je l'aimais beaucoup" est plus constructif que le "tu es toujours aussi maladroit, tu ne pouvais pas faire attention ? " Ainsi le problème n'est pas ce qu'est l'enfant, mais le sentiment que j'ai d'avoir eu ce vase cassé. Et cela change tout, vraiment, il suffit de se forcer quelques temps à répondre de cette façon pour voir que les rapports entres parents/enfants s'améliorent.

       Je ne peux recopier tout le livre évidemment mais je ne résiste pas à l'idée de partager un passage que j'ai adoré et qui s'applique à toutes les situations  :

       " Combien de fois nous sommes nous demandé, en prononçant l'accusation "tu le fais exprès", ce qu'exprimait le pronom complément le, en l'occurrence ? Exprès de quoi faire ? La dernière bêtise en date ? Non, le ton sur lequel nous avons lancé cette accusation (car il y a le ton aussi !) laisse clairement entendre que le coupable le fait toujours exprès, que chaque fois il le fait exprès, que cette bêtise est la confirmation de cette obstination. Alors, exprès de quoi faire ?
        De ne pas m'obéir ?
        De ne pas travailler ?
        De ne pas te concentrer ?
        De ne pas comprendre ?
        De ne pas même chercher à comprendre ?
        De me résister ?
        De me faire enrager ?
        D'exaspérer tes profs ?
        De désespérer tes parents ?
        De céder à tes pires faiblesses ?
        De saboter ton avenir en pourrissant ton présent ?
        De te moquer du monde ?
        C'est ça, hein, tu te moques du monde ? tu nous provoques ?
        Tout cela, oui, si on veut, admettons.
        Se pose alors la question de l'adverbe. Pourquoi exprès ? A quelle fin ? Pour quelle raison ferait-il cela ? Il faut bien qu'il poursuive un but, puisqu'il le fait exprès.
        Exprès pour quoi ?
        Pour jouir du moment ? Tout simplement jouir du moment ? Mais l'inévitable moment suivant, celui qu'il passe avec moi, est un très mauvais quart d'heure, lui, puisque je l'engueule ! Peut être veut il vivre paisiblement en l'état de paresse, indifférents aux engueulades ? une sorte d'hédonisme ? Non, il sait très bien que le bonheur de ne rien faire se paie au prix de regards méprisants, de réprobations définitives qui engendre le dégoût de soi. Alors ? Pourquoi le fait-il néanmoins exprès ?
       Pour s'attier la considération des autres cancres ? Parce que s'appliquer, ce serait trahir ? Il joue volontairement les mauvais contre les bons, les jeunes contre les vieux ? C'est sa façon à lui de se socialiser ?
        Si on veut. En tout cas, c'est la thèse favorite de la modernité : la tribalisation de la nullité, la fuite de tous les mauvais élèves dans le vaste marigot où grouille la racaille. Elle a ceci de commode, cette explication, qu'elle repose sur une certaine vérité sociologique, le phénomène existe, aucun doute. Mais elle évacue la personne, toujours unique, du gamin qui, phénomène de bandes ou pas, se retrouve seul à un moment ou à un autre, seul face à ses échecs, seul face à son avenir, seul le soir, face à lui-même avant de se coucher. Envisageons-le alors. Regardez-le bien. Qui pourrait parier un centime sur son sentiment de bien-être ? Qui pourrait le soupçonner de le faire exprès ?
       Tu le fais exprès...
       A vrai dire, aucune des ces explications n'est absolument satisfaisante. Toutes tiennent plus ou moins, mais...
Ici, une hypothèse :
       Se pourrait-il qu'au mépris de toute règle grammaticale le pronom le désigne aussi un objet extérieur à la phrase ? Nous-même par exemple..La dégradation de notre image à nos propres yeux. Notre image, qui a tant besoin, elle aussi, de son bon miroir.
       Un le qui accuserait l'autre -ici le mauvais sujet- de me renvoyer l'image d'un adulte impuissant et inquiet, victime d'une incompréhensible fin de non-recevoir. Dieu sait pourtant qu'ils sont sains, les principes que je veux inculquer à cet enfant ! Et légitime le savoir que je dispense à cet élève !
       A la solitude de l'enfant répond ma propre solitude d'adulte.
       Tu le fais exprès."
 
par Magali publié dans : Ma bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 26 mai 2007
    J'ai lu assez peu de livre sur le sujet, il en existe un très grand nombre. Ma source d'information se trouve surtout sur le web. Je vous fais donc partager tous ces textes dont chaque femme devrait avoir accés.

    Les incontournables :

        http://afar.naissance.asso.fr/

        http://www.infosaccouchement.org/

        http://www.projetdenaissance.com/

        http://ciane.info/

        http://perinatalite.chez-alice.fr/
   
    Episiotomie :

        http://www.episiotomie.info/


    Césarienne :

       http://www.cesarine.org/


     Douleur de l'accouchement :

       La douleur de l'accouchement dans l'imaginaire des nullipares

       
http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/message/3588

        http://www.petitmonde.com/iDoc/Chronique.asp?id=30312

    AAD :

       http://accoucherautrement.free.fr/

       http://accoucheradomicile.chez-alice.fr/


    Choisir sa maternité :

        http://maternites.doctissimo.fr/


    Tous les endroits que j'aime, où l'on parle de naissance respectée :

       http://portail.naissance.asso.fr/index.html

       http://www.quellenaissancedemain.info/

       http://avancer.canalblog.com/

       http://couleurbebe.free.fr/phpBB2/index.php


    Quelques livres quand même :

        Pour une naissance à visage humain de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, éditions Jouvence. Livre court, simple, pas cher et qui permet déjà d'alimenter un début de reflexion sur l'acceuil de la vie.

       Le fermier et l'accoucheur de Michel Odent, éditions Médicis Eds. Une comparaison (malheureusement réaliste) entre les productions intensives du bétails et les protocoles de rendement des maternités.


Bonne lecture !
par Magali publié dans : Ma bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 22 octobre 2006
    J'aime lire et même si le temps me manque parfois. Voici une liste de livres que je conseille, ils m'ont aidé dans mes choix :

       - Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent. A.FABER et E.MAZLISH aux éditions Relations...plus.

Il y a tout dans ce livre : respect de l'enfant, écoute active. Comment remplacer la punition, susciter la coopération, rendre autonome ? Les explications sont claires, agrémentées par des BD très sympatiques et par des exercices pratiques qui nous font prendre conscience de la difficulté de changer ses (mauvaises) habitudes. A lire absolument.

       - Parents efficaces. Docteur GORDON aux éditions Marabout.

Utilisation du Je, écoute active ect ...se livre fait un peu méthode à l'américaine, moins facile à lire que "parler pour..." mais il  y a les mêmes idées et méthodes.

       - Au coeur des émotions de l'enfant. I.FILLIOZAT aux éditions Marabout.

Dans le même esprit que les deux livres précédents, il aide les parents à comprendre les émotions et à accompagner les enfants face à leurs émotions (qui nous semblent souvent exagérées). Il est trés facile à lire.

      - La Fessée. O.MAUREL aux éditions La Plage.

Frapper un animal s'appelle cruauté
Frapper un adulte s'appelle agression
Frapper un enfant s'appelle éducation.

Ce proverbe résume tout...état des lieux des châtiments corporels infligés aux enfants en France et à travers le monde. Il donne aussi des solutions pour éviter d'en arriver là et choisir une autre méthode de base pour accompagner nos enfants dans la vie. Il est parfois assez culpabilisant pour les parents qui ont utilisé les principes habituels (tape sur la main, claque...) mais permet de réfléchir.
par Magali publié dans : Ma bibliothèque
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus