Présentation

Dimanche 2 mars 2008
        Entre 1 an et 18 mois, les enfants commencent à avoir des désirs ( et non plus de seuls besoins) et tous les parents commencent à dire "non". Ce qui est normal, sécurisant, mais très frustrant pour l'enfant. Nous avons toujours accompagnés ces colères (que je refuse d'appeler "caprices" qui pour moi ont une connotation de manipulation et l'enfant, surtout de cet âge, n'a pas la maturité neurologique pour le faire) par verbalisation ou détournement d'attention. Du genre : "oui, tu es frustré, il est très chouette ce truc" ou "regarde là, on peut faire cela"

        A 4 ans, pour Benjamin, cela est de plus en plus rare et rapidement calmé. Il commence à comprendre et accepter à chaque fois qu'il n'est pas possible de tout avoir/faire au moment voulu.
        Pour Anaël par contre, on est en plein de dedans. A 19 mois, il comprend bien sur tout ce que l'on dit mais sa soif de découverte et de manipulation est si intense qu'il a du mal a accepter nos freins !
        C'est là qu'apparait le "coup" du supermarché ! Pour faire suite à mon article sur la vie quotidienne, Anaël ne s'interresse ni aux rayons gâteaux, bonbons, jouets. Non non, hier j'ai eu le malheur de passer devant la vaisselle et les casseroles ! Il a commencé à s'agiter dans l'écharpe et j'ai du filer en vitesse !

        Il est difficile d'accepter leurs colères et pourtant, ils en ont bien besoin ! tout comme nous d'ailleurs !

        A lire : Pleurs et colères des bébés et enfants d'Aletha Solther. Je ne suis pas 100% d'accord avec elle, je crois qu'il faut déjà avoir pas mal murit en éducation bienvellante pour que le livre n'apparaisse pas comme une déculpabilisation de "laisser le bébé pleurer". Cependant j'aime beaucoup son approche pour les bambins.

par Magali publié dans : Education non violente
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Dimanche 3 février 2008
        J'ai posé mon congé parental jusqu'en septembre. Ce n'était pas facile pour moi de savoir si je voulais reprendre le travail, j'ai un peu peur de briser l'équilibre familial qui s'est créer.

        La 2ème nounou de Benjamin change d'orientation professionnelle. Mais heureusement, il y a mon amie Léna qui habite à 5 mins (et sur le trajet !) et qui est ass mat depuis quelques mois et elle peut prendre Anaël !
        Je suis vraiment soulagée !

        MERCI Léna parce que tu es vraiment une super copine, une super maman et une super nounou !!!!
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Ps : bah oui quoi, vous en connaissez beaucoup vous des ass mat qui acceptent les couches lavables, repas bio, éducation non violente, et qui se décarcasse pour s'occuper des enfants ! Annaïg aussi certe...
par Magali publié dans : Education non violente
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Jeudi 3 janvier 2008
        Chaque mère essai d'être une bonne mère (hormis cas pathologique exceptionnel). Mais qu'entendons nous par là ?

        Chaque mère avec son histoire est capable de faire les choix qui lui correspondent pour s'occuper de son enfant. Ce dont elle a surtout besoin c'est d'être rassuré sur ses capacités et particulièrement par son conjoint.

        Il  subsiste une idée inavouée que la bonne mère est la mère d'un bon enfant. Je veux dire part là que si l'enfant ne fait pas les choses correctement  :
            - manger à heure fixe sans besoin de grignotage comme les adultes normaux.
            - dormir très vite de longues nuits et pour toujours.
            - ne pas faire de "caprices" en public.
            - être poli et faire la bise de force par respect.
En gros, rester comme une image dans son coin sans trop bouger, pleurer. Bref, un peu comme un robot que l'on branche selon notre bon vouloir d'adulte....

        Donc, si l'enfant n'est pas comme décrit si dessus (il y a de nombreux autres exemples...), s'il n'est pas bon, c'est que sa mère a mal fait et qu'elle est donc...une mauvaise mère !
      Dans tous ces cas de figure, les conseils fusent de tous côtés, la famille est le cas le plus courant même si j'ai beaucoup de chance car ce n'est pas notre cas. Mais il y a aussi les amies (surtout si elles sont déjà mère depuis longtemps), la voisine, une mégère dans la rue et une dernière catégorie qui assomme tout ce qui reste de confiance à la maman : le médecin, ou toute profession médicale en général.

        Pour se défaire de toutes ces critiques paralysantes, il y a moyen de se protéger. La famille, on ne peut pas faire grand chose hormis les voir moins souvent. Les amies, c'est assez facile de s'en décoller. Les gens dans la rue, apprendre a fermer ses oreilles, s'il ne reste plus qu'eux c'est assez facile. Et les médecins, trouver le bon ! il y en a, heureusement, mais l'on est pas marié avec eux donc pas la peine de se forcer si ça passe pas.

        Et surtout, trouver des lieux ou moments pour se ressourcer. Je pense particulièrement aux associations. Pour ma part, il y a la Leche League et Couleur bébé. Les livres  sont aussi une bonne ressource où il convient de ne pas boire les paroles sans réfléchir.

        Et la culpabilité dans tout ça ? c'est un sentiment humain, il est impossible d'y échapper. La culpabilité apparaît lorsque l'on n'a pas fait un vrai choix bien éclairé, au sens où l'on n'a pas exploré toutes les possibilités. Je pense particulièrement à l'allaitement : bien des mères ne veulent pas allaiter pour des raisons obscures inavouées (peur de voir ses seins descendre jusqu'au nombril, que le bébé morde....) et bien d'autres allaitent parce qu'on leur a dit que c'était le mieux mais ne prennent pas tout ce qui va avec (allaitement à la demande, fonction affective...).

      Etre une bonne mère, ce n'est pas si difficile, il suffit de s'écouter...et ça par contre ce n'est pas facile, car la société dans laquelle nous vivons prétent savoir ce qui est le mieux : elle nous prend en charge à peine créé, elle nous accouche, elle nous instruit....mais nous que fesons nous par nous même ?
abug_fck_fck
par Magali publié dans : Education non violente
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Samedi 22 décembre 2007
        Lorsque j'ai créer ce blog, j'avais au prime abord configuré une catégorie "éducation non violente". Les autres parties se remplissaient petit à petit mais pas celle là. Je n'arrivais à rien écrire, non pas que je ne n'avais rien à dire, mais que j'avais peur d'être maladroite dans mes formulations. De passer pour une donneuse de leçon, ou je ne sais quoi d'autre.

        Il n'est pas facile de partager son expérience éducative car les choix sont très personnels et chaque famille unique trouve ses solutions uniques.

      Et puis, Catherine a parlé de ce sondage du magasine La Croix : 87 % des parents disent avoir fessé leur enfant et 53 % sont contre l'interdiction des châtiments corporels.
        Les bras m'en tombent, bouche ouverte...je ne pensais pas que c'était à ce point là !

      Il y a une cause que je trouve juste de défendre : celle des enfants ! A l'inverse de toutes les catégories d'humains opprimés, les enfants ont besoin de l'aide des adultes pour sortir de la condition de maltraitance qui est la leur.
        Ne croyez pas que je pense aux enfants battus ou violentés verbalement ...non, tout cela est largement reconnu et s'il reste encore du chemin a parcourir, il me semble que nous sommes sur la bonne voie. Je pense à tous les enfants, tout ceux à qui l'on donne de "petites" tapes, "pour leur bien".  Des féssées, des punitions, tout un panel de moyens  autorisés pour remettre l'enfant dans le "droit" chemin. Tout ce que nous avons vécu enfant en sommes et qu'il n'est pas facile de  juger car nous aimons nos parents et eux nous aimait autant que nous aimons les notres...

        Je pense que la majorité des parents qui utilise féssée et compagnie le font parce qu' ils ne connaissent pas d'autres moyens. Je crois que  pour une majorité s'ils savaient comment faire autrement, ils essaieraient de le faire en général.

        Je viens juste de recevoir pour mon anniversaire un livre de Maria Montessori, L'enfant dans la famille. Je vous laisse découvrir cet extrait :

        "Qu'est ce que l'enfant, en effet ? Une reproduction de l'homme qui tient ce germe en sa possession comme s'il était de sa propriété exclusive. Jamais esclave ne fut autant la propriété de son maître que l'enfant l'est de l'adulte. Jamais serf ne dut une obéissance aussi incontestable et perpétuelle que celle que l'enfant doit à l'adulte. Jamais les lois ne négligèrent les droits de l'homme comme elles le firent pour les enfants. Jamais ouvrier ne dut travailler si totalement selon le bon vouloir de son patron, sans possibilité d'appel, que l'enfant. L'ouvrier eut malgrè tout ses heures de liberté et un abri familial où sa voix humaine trouvait un écho dans le coeur de certains. Jamais personne n'a autant travaillé que l'enfant, toujours asservi à l'adulte qui lui imposait la durée du travail comme celle du sommeil, selon ses critères sans appel. (....)
        L'enfant n'est dignement compris nulle part.
        La crainte inavouée que l'enfant nous cause des ennuis ou des désagrements, est évidente dès les premiers instants : à son égard, nous faisons presque preuve d'un instinct de défense, comme la jalousie et de pingrerie par rapport aux choses qui nous appartiennent, fussent-elles de peu de valeur.
        Dès lors, on procède toujours de la même manière ; l'esprit de l'adulte rapelle inexorablement ce fait : il faut veiller à ce que l'enfant ne fasse pas de dégâts, ne salisse pas, ne dérange pas et n'entrave pas le déroulement paisible de notre vie quotidienne.
        Avec un enfant à la maison, il faut tout mettre à l'abri, si ce n'est fuir pour ne pas être dérangé : il faut aussi combattre ses soi-disant caprices pour qu'il n'en soit pas victime et qu'il devienne quelqu'un de bien élevé. C'est ce qui nous apparaît comme étant notre premier devoir moral.
        Mais en l'accomplissant, nous faisons de graves erreurs de compréhension et tenons pour capricieux certains actes qui en réalité ne le sont pas le moins du monde..."

      L'éducation non violente est venu à nous naturellement, on ne sest jamais posé trop de question. Simon et moi étions tout à fait d'accord sur l'absurdité de la forme éducative habituelle : Pourquoi frapper pour dire que taper ça fait mal et qu'il ne faut pas le faire ??
Pourquoi les émotions que je ressent en tant qu'adulte lors "d'aggression" sont si peu constructive pour moi et le serait pour un enfant ? Pourquoi quand je suis humiliée ça me donne plutôt pas envie de faire ce que l'autre souhaiterais et que l'enfant lui ça lui permettrait de comprendre ce qu'il faut ?
Pourquoi ne pas se mettre en danger pour de vrai raison et non par peur d'une représsaille/punition ?

        J'ai dans mon expérience plusieurs exemples qui me viennent à l'esprit :

        Le premier se passe à l'école. Benjamin a été puni pour avoir jouer dans les flaques d'eau. Lui me demandait pourquoi il n'avait plus le droit de jouer dans les flaques d'eau ? Ben oui, moi ça ne me gêne pas ! Biensur je n'allais pas donner l'autorisation à la maîtresse de le laisser patauger, non. J'aurais aimer qu'elle lui donne une vrai raison. La vrai raison ce n'est pas "arrete sinon tu aura une punition", la vrai raison c'est peut être tout simplement que si tous les enfants le fesait il faudrait changer tous les pantalons et qu'elle n'en a ni le courage ni l'envie ni l'énergie. Ou peut être qu'elle a tout simplement peur que je ne sois pas contente de le retrouver sali à la sortie de classe. Il n'y a pas de bonnes ou mauvaises raisons, il n 'y a que de VRAI raison et si nous savons les identifier et verbaliser les enfants le comprennent très bien !
        Le deuxième aurait vraiment pu mal finir. Nous rentrions de l'école avec l'ami de Benjamin et sa maman. Soudain celui-ci se précipite vers la route en courant et malgrés les appels de sa mère traverse sans regarder. Il y aurait pu avoir une voiture sur cette route très fréquentée à cette heure. Et la maman lui donne un fessée pour avoir fait une si mauvaise chose. Il recommencera probablement car un jour il n'aura plus peur de recevoir une féssée mais il n'aura toujours pas compris que la route est dangereuse. Benjamin lui était choqué, non par la féssée qu'il a tout juste vu, mais par l'attitude de son ami. Il m'a dit "il n'a pas regarder à droite, à gauche".

        Alors, oui il est probable qu'au départ choisir d'expliquer chaque chose, exprimer chaque peur, chaque doute, de faire confiance sans juger demande plus d'energie, de répétitions. Mais un jour, lorsqu'on voit le travail accompli, on peut être fière. Je vois bien aujourd'hui la différence entre Benjamin et Anaël (où il reste tout à faire).
        Oui parfois être parent est si dur qu'il semble plus facile de donner une tape ou de parler à son enfant pire qu'à un chien ! Je ne me pose absolument pas en modèle car j'ai moi aussi mes moments de faiblesses, ce n'est jamais de leurs fautes mais bien la mienne (trop fatiguée, pas envie...).

        En cette période où le chantage affectif fait rage (si t'es pas sage, le père noël...), je ne peux que constater le chemin qu'il reste à parcourir et ce sera long ...mais il y a déjà eu pas mal de progrès !

        Une chose importante à retenir, l'éducation non violente est l'inverse de la violence et l'autoritarisme mais également du laxisme. En effet, les "limites" sont néssessaire, c'est la façon de les donner qui doit être respectueuse. Sinon comment esperer être respecté soi-même ?

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par Magali publié dans : Education non violente
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