Tout ce que vous n'auriez peut-être jamais voulu savoir sur l'épisiotomie...

Publié le par Magali

Tout ce que vous n'auriez peut-être jamais voulu savoir sur l'épisiotomie...

 

et qu'on ne vous montrera jamais en séance de préparation à l'accouchement.



Pour un futur projet, Déchaînées.com a besoin de vous : il s'agit de nous envoyer des photographies d'épisiotomies, tout juste faites (pas suturées), à peine suturées, quelques jours plus tard, infectées, dont les points on lâché, bref, tout ce que la réalité de ce geste mutilatoire peut amener de plus moche.

Nous réaliserons une vidéo qui sera diffusée, comme nos autres productions, sur Youtube, Dailymotion et sur le site Dechainees.com.

Notre but ? Opposer ces images crues au discours très banalisant sur le sujet et faire comprendre aux professionnels que se fixer un objectif de 30% est insuffisant quand on sait que les indications médicales la justifiant restent le "périnée court" et la souffrance foetale aigüe et que l'OMS parle d'un taux acceptable de 10%.

En 2003, nous en étions à 47% d'épisiotomies en France (contre 6% en Suède), dont 68% pour les primipares (femmes qui ont leur premier bébé) et 31% pour les multipares. Nous sommes dans le flou complet pour ce qui est des chiffres actuels. 30% d'épisiotomies, ça veut dire, si on garde le même ratio, que 42% des femmes auront encore le sesque coupé lors de la naissance de leur premier enfant. C'est inadmissible !

Femmes, il faut refuser l'épisiotomie quand elle n'est pas jusfifiée ! C'est un geste chirugical grave.

Aujourd'hui, quand il n'est pas pratiqué de façon systématique, il est tout de même effectué en routine (1 épisiotomie toutes les 2 minutes !)...

Vous en doutez ? Faites le calcul : 816 500 naissances en 2007 auxquelles on retranche 20% de césariennes. On arrive à 653 200 accouchements par voie basse, donc 307 004 épisiotomies (47%) par an (841/jour, 35/heure).

Pratiquer un taux de 10%, jugé acceptable par l'OMS, nous aurait permis de soustraire à cette barbarie 254 748 sesques de femmes françaises en 2007 !


Il faut agir !


N'attendez pas que les professionnels comprennent par eux-même à quel point c'est important. Vous êtes les premières concernées ! Dites NON et montrez l'inmontrable...

Exposez vos sesques mutilés comme un acte militant. De préférence sous un angle permettant de bien voir qu'il s'agit de votre sesque (les trop gros plans montrent une plaie, pas un sesque).

Attention, c'est impressionnant : voici la photo qui précédera les vôtres.

Protégez votre sesque, celui de vos amies et celui de vos filles. Aidez-nous à lutter contre l'idée d'une épisiotomie bénigne, d'une petite incision qui n'est pas très douloureuse (ou dont la douleur passe très vite), sans effets négatifs sur votre sesqualité (outre ceux que vous créez vous-même parce que vous faites une fixette sur cette petite cicatrice).

Faites savoir aux autres que non, contrairement à ce qu'on va leur dire pour les préparer à accepter ce geste, ce n'est pas une banale petite incision et qu'on ne la vit pas forcément bien.

Anonymat garanti. Un avertissement sera associé à la vidéo qui ne sera pas directement accessible à un enfant (on peut mettre une censure sur Youtube).

Je compte sur vous, osez...

Selina Kyle

Relais d'informations

 

J'ai changé l'orthographe du mot pour mettre sesque, sinon il faut voir le nombre de pervers qui tombe sur le blog après des recherches google !

Publié dans Naissance respectée

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Morgane 02/10/2008 12:15

Oui elle m'en a proposé une, me disant que j'aurais probablement une petite déchirure sans épisio. Ce qui fut le cas, sur peut-être 1 cm. J'ai été gênée en urinant pendant 1 mois, mais depuis ça ne me gêne pas.

Aurélie 30/09/2008 10:42

Je suis sage-femme dans une maternité de niveau 1 dont la politique est de réaliser le moins d'épisio possible, de ne la faire qu'en cas de besoin car il vaut mieux une épisio qu'un périnée complet compliqué.Je ne coupe pas facilement, il me faut vraiment une bonne raison.Lors de accouchement d'une patiente, j'ai voulu lui faire une épisio car son périnée commençait à blanchir, elle a refusé. Je ne l'ai donc pas réalisée. Résultat : déchirure au troisième degré, avec tous les risques que ça engendre. Et je m'en suis voulu de l'avoir écouté car elle aurait pu avec un quatrième degré, ce qui est horrible.Il faut une discution entre la patiente et l'accoucheur euse) pour parler de cet acte, pour savoir si ça va être réalisé en systématique ou pas, et arrêter de croire qu'on fait des épisio pour le plaisir.

Magali 30/09/2008 11:31


70 % d'épisio pour un premier bébé, ce n'est surement pas un plaisir non, mais un manque évident de respect !
Je sais que certaines maternités font des efforts, mais si déjà on arrêtait systématiquement de mettre les femmes les jambes  vers le haut histoire bien refermer le bassin, ça éviterait bien
des pb !
Quel gastrologue conseillerait à ses clients constipés de pousser en s'allongeant sur le dos ? aucun, allons savoir pourquoi ? et je sais bien que l'utérus pousse aussi vers le bas...
Je ne suis pas mauvaise langue mais tout de même arretons de faire peur avec les déchirures totales sans parler des épisios totales avec perforation de l'anus comme il fut mon cas !
Je connais aussi des mamans qui ont eu la chance d'avoir une bonne épisio et un bonne déchirure en même temps, plaisant de retrouver sans sexe dans cet état..
Alors ne soyons pas anti-épisio mais anti-"n'importe quoi " :-))


Morgane Bourel 24/09/2008 06:33

Ahhhhhhhhhh c'est trop horrible !!!!!!!!J'ai lu, j'ai vu... et je suis bien contente d'avoir refusée l'épisio proposée lors de la naissance de ma fille...

Magali 25/09/2008 00:18


Isabelle a suggéré une épisio ? je suis assez étonnée, ton périné devait être vraiment très limite à un moment donné.
L'épisio à la naissance de Benjamin me laisse un mauvais souvenir (surtout les 6 longs mois après la naissance où il était impossible de m'approcher), je me souviens de la grimace de mon doc quand
il avait vu la cicatrice à la visite 6 semaines après la naissance. Simon lui est traumatisé à vie de ce qu'il a pu voir lors de la naissance...