Présentation

Lundi 26 novembre 2007
Faut-il réhabiliter, en France, l'accouchement à domicile pour les grossesses sans risque ? développer les Maisons de naissance où les sages-femmes ont le premier rôle ? Les Pays-Bas l'ont fait, un accouchement sur trois se déroule à domicile. Madeleine Akrich analyse le système néerlandais et conclut que la France devrait s'en inspirer. Ce qui passe par une reconnaissance des compétences des sages-femmes comme " accoucheuses naturelles ". Et remet en cause les prérogatives des gynécologues-obstétriciens.

Quand verront le jour, en France, les Maisons de naissance ? Lieux d'accouchement pour les femmes ayant une grossesse sans risque et initiative préconisée par la loi Kouchner en 2002, ces Maisons - au sein desquelles la sage-femme se charge de l'accouchement, comme dans d'autres pays européens - n'ont pour l'instant pas connu de réalisation effective (NDLR : voir encadré). Il est vrai que l'idée même de Maisons de naissance se trouve aux antipodes des principes qui ont, depuis vingt ans au moins, orienté les politiques liées à la périnatalité : la médicalisation de l'accouchement est apparue comme le moyen privilégié permettant d'améliorer la sécurité de la mère et de l'enfant.

Cette médicalisation est basée sur un postulat partagé par la plupart des obstétriciens, à savoir que tout accouchement est potentiellement risqué, que la survenue d'un problème est imprévisible et peut nécessiter une intervention sans délai sous peine de dommages irréparables. Partant de là, assurer la sécurité revient à concentrer les moyens humains (anesthésiste, pédiatre, obstétricien en permanence accessibles) et techniques. Cette politique s'est traduite sur le plan organisationnel par :
  • la fermeture d'un grand nombre d'établissements : on est passé de huit cent quinze maternités en 1997 à six cent onze en 2004 et le mouvement se poursuit ;

  • la mise en place de réseaux hiérarchisés de maternités, réparties en trois niveaux : les établissements de niveau III, comportant un service de réanimation néonatale, et donc capables de gérer les pathologies les plus lourdes, se trouvent au sommet de la pyramide ; ceux de niveau I ne doivent a priori s'occuper que des naissances sans complications ; les maternités de niveau II incluent un service de néonatologie sans réanimation. Cette politique s'est aussi traduite par des interventions techniques toujours plus envahissantes : échographies, outils de diagnostic prénatal, analyses biologiques ponctuent le suivi de grossesse ; le monitoring en continu du rythme cardiaque fœtal, la perfusion d'hormones accélérant l'accouchement, l'analgésie péridurale, l'épisiotomie sont devenus quasi incontournables pendant l'accouchement. À peine né, le bébé est enlevé très vite des bras de sa mère et soumis à toute une batterie de gestes invasifs : administration de vitamine K et d'un collyre dans les yeux, mesure, pesée et prise de température, aspiration gastrique, test de perméabilité anale et test à la seringue...1


Une médicalisation contestée

Or, cette technicisation est aujourd'hui contestée à la fois par la recherche médicale internationale et par les usagers. De nombreux travaux montrent en effet que la plupart de ces interventions (rupture de la poche des eaux, administration d'hormones accélérant le travail, monitoring en continu, épisiotomie, césarienne, etc.) ne présentent pas d'avantages décisifs et, à l'inverse, entraînent des conséquences négatives sur la santé de la mère et de l'enfant. Cela commence à être reconnu en France, notre pays n'étant pas de ce point de vue à la pointe de l'évolution : ainsi, à la demande de groupes d'usagers et se basant sur ces études, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié récemment des recommandations de pratique professionnelle visant à éliminer une pratique en cours, l'expression abdominale2, ou à limiter drastiquement les accouchements déclenchés ; de même, le Collège national des gynécologues-obstétriciens a rédigé, en 2005, une recommandation sur la pratique de l'épisiotomie - qui concerne la moitié des femmes et deux tiers des primipares - afin d'inciter les professionnels à la modération.

S'appuyant sur ce constat, des associations d'usagers dénoncent de plus en plus fermement cette médicalisation qui - de leur point de vue - perturbe le déroulement de cet événement avant tout familial, nuit à l'établissement des relations précoces entre parents et nouveau-nés et laisse des séquelles tant physiques que psychologiques à une proportion importante des femmes. La place accrue de la médecine a d'autres effets pervers : les parents se sentent peu sûrs d'eux, voire incompétents ; ils ont tendance à s'en remettre aux professionnels et perdent confiance dans leur capacité à mettre au monde et élever leur enfant. Le Collectif interassociatif autour de la naissance (Ciane)3, principal mouvement d'usagers sur la naissance qui regroupe cent trente-sept associations, plaide depuis plusieurs années pour une reconsidération de la place des techniques dans le suivi de grossesse et l'accouchement, et pour le développement de filières de soins alternatives, comme les Maisons de naissance et l'accouchement à domicile, qui permettent de redonner à la famille toute sa place dans cet événement4. Démarche qui n'est pas encore couronnée de succès, comme nous l'avons vu, tant le modèle obstétrical centré sur le risque reste prégnant en France…


L'exemple des Pays-Bas

Pourtant, d'autres pays ont déjà expérimenté ces formes de soins : au Québec, dans les pays nordiques, en Allemagne, des Maisons de naissance fonctionnent depuis plusieurs années ; en Grande-Bretagne, l'accouchement
à domicile se développe avec la bénédiction des autorités. Les Pays-Bas, quant à eux, n'ont pas eu besoin de " redécouvrir " les bienfaits d'une approche physiologique de la naissance : avec constance tout au long du XXe

Toute l'organisation néerlandaise est basée sur le postulat qu'il est possible de séparer sans ambiguïté les situations normales des situations pathologiques ou à risque, et que, dans ces conditions, rien ne s'oppose à ce que les accouchements normaux se déroulent dans un lieu non médicalisé, comme le domicile des futurs parents. Ici, donc, la sécurité n'est pas attachée comme en France au lieu et à la quantité de moyens qui s'y trouvent accumulés, mais réside dans le couplage approprié entre une femme particulière et un lieu : à condition que la femme le souhaite et qu'elle habite à moins de vingt minutes d'un hôpital (ce qui, compte tenu de la géographie néerlandaise, est le cas majoritaire), un accouchement normal sera aussi sûr à la maison, où le minimum de perturbations et d'interventions sont à craindre, alors qu'un accouchement pathologique ne peut se dérouler en sécurité qu'à l'hôpital. Un troisième dispositif, l'accouchement dit en " polyclinique ", permet à une femme sans problème particulier, mais qui préfère le milieu hospitalier ou qui habite trop loin d'un hôpital, d'accoucher dans une maternité : après un début de travail à la maison, elle est accompagnée de la sage-femme qui a suivi la grossesse et qui assure l'accouchement dans des conditions strictement identiques à celles du domicile ; elle sort de la maternité 24 heures au maximum après y être entrée.
siècle, ils ont su maintenir des taux importants d'accouchements à domicile (encore plus de 30 % aujourd'hui) avec des indicateurs en termes de mortalité et de morbidité comparables à ceux de la France. Une analyse rapide de leur organisation nous permettra de comprendre le chemin à parcourir en France.


Savoir-faire des sages-femmes

Dans cette organisation, toute la question est de savoir comment est gérée la frontière entre physiologie et pathologie. L'ensemble du système néerlandais est articulé autour d'un dispositif de coordination d'une grande simplicité, la liste d'indications obstétricales (VIL) : ce document dresse l'inventaire d'un certain nombre de maladies ou de troubles divers qui peuvent faire partie du passé médical et obstétrical de la femme enceinte, ou qui sont susceptibles de se déclarer lors de la présente grossesse, lors de l'accouchement ou en post-partum.

Les indications sont classées en trois catégories : A, B, C ; une femme sans indications particulières ou avec des indications de type A est suivie par une sage-femme et peut accoucher à domicile ou en " polyclinique " ; les indications de type C impliquent un suivi par l'obstétricien et un accouchement à l'hôpital ; dans le cas des indications de type B, la sage-femme doit consulter un obstétricien ou envoyer sa cliente à une consultation obstétricale et, au vu des résultats, elle décide soit de continuer à suivre la femme, soit de la " référer " à un spécialiste, ce qui va déterminer le choix d'un accouchement à domicile/polyclinique ou à l'hôpital. Au final, un peu plus de 30 % des femmes accouchent à domicile, 20 % en mode " polyclinique ", et une petite moitié en milieu hospitalier, avec cependant une utilisation moins importante des techniques qu'en France : par exemple, le monitoring n'est pas placé systématiquement en continu.

Le fonctionnement du système néerlandais se caractérise donc par une séparation très stricte entre situation normale et situation pathologique, séparation qui est inscrite dans les professions - les sages-femmes ne traitent que des cas normaux, les obstétriciens que des cas pathologiques - et recoupée dans la répartition des moyens techniques, qui diffèrent radicalement entre les deux situations. La hiérarchisation des professions et des savoirs est, sinon absente, du moins beaucoup plus faible qu'en France : les sages-femmes revendiquent un savoir-faire spécifique concernant les accouchements normaux. Elles n'ont que leurs mains, quelques petits instruments, leurs sens, leurs compétences sociales et leurs compétences techniques définies comme la capacité à n'agir qu'en cas de " réelle " nécessité, et cette relative pauvreté de moyens définit en creux l'importance des savoir-faire incorporés que les obstétriciens, confrontés majoritairement à la pathologie, ne possèdent pas.


Assistante maternelle en renfort

Au moment de la naissance, une " assistante maternelle " prend place aux côtés de la sage-femme : dans les premiers jours après l'accouchement, elle revient s'occuper des tâches ménagères et aider les jeunes parents dans leurs premiers contacts avec leur enfant : allaitement, bain, soins divers, etc. L'organisation permet que l'arrivée de l'enfant se fasse sans ruptures, ni rupture de lieu, ni rupture " d'ambiance " : il n'y a pas comme en France ce contraste si perturbant entre le séjour en milieu hospitalier pendant lequel la compétence médicale se déploie sans relâche et le retour au domicile qui laisse souvent aux femmes un sentiment d'abandon profond.

On le voit, les différences que l'on observe entre les deux pays ne sont pas " superficielles " et d'organisation, elles renvoient à des différences profondes sur la " philosophie " de l'accouchement, la définition des professions, la nature des savoirs professionnels.

L'expérience hollandaise montre qu'une autre voie existe in vivo ; rendant possible une réponse aux attentes exprimées par nombre de parents ; au-delà des moyens qu'elle demande, cette voie nécessite une révolution culturelle et organisationnelle dont l'un des points est manifestement la prise en compte du point de vue des parents. Et ce, pour rendre effective une autre révolution : celle qui place les usagers au cœur du système de soins ; des usagers responsables et capables de prendre des décisions, en interaction avec les professionnels.


Maisons de naissance : aux Pays-Bas, en Allemagne et au Québec

" Le dossier Maisons de naissance est au point mort, il n'y a pas d'expérimentations prévues ", indiquaient au Monde l'été dernier les collaborateurs du ministre de la Santé (article de S. Blanchard, Le Monde, édition du 22 juillet 2007). Le quotidien présentait ainsi ces structures : " Gérées exclusivement par des sages-femmes, à proximité immédiate d'une maternité, les Maisons de naissance - comme il en existe en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas ou au Québec - ont pour objectif d'accompagner les femmes enceintes dans des conditions moins médicalisées et plus personnalisées afin de mieux respecter la physiologie et de différencier la prise en charge des grossesses à "bas risque" de celles à "haut risque". (…) Les Maisons de naissance, considérées par leurs défenseurs comme "une réponse à une réelle attente des femmes" et par les détracteurs comme un "retour en arrière" après la fermeture, depuis le milieu des années 1970, de plusieurs centaines de petites maternités, butent sur la réticence des gynécologues-obstétriciens et le poids d'une culture périnatale qui a tout misé sur l'amélioration de la sécurité et la technicisation, au détriment parfois de l'accompagnement humain. " (NDLR : pour d'autres informations sur les Maisons de la naissance).

Article  publié ici
par Magali publié dans : Naissance respectée
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Lundi 26 novembre 2007
        J'ai porté mon aîné en écharpe presque exclusivement lors de nos nombreuses promenades. Porter dans la vie de tous les jours n'allait pas de soi, cela ne correspondait pas à l'idée que je me faisais de la vie d'un bébé. A cette époque, un bébé était pour moi un estomac sur patte qui dormait entre chaque tétées et avait besoin d'être changé régulièrement. Peut être aussi quelques paroles, bisoullages et berceuses...
        Ainsi, j'ai passé presque mes 3 mois 1/2 de congé maternité a essayer d'endormir Benjamin, pour avoir "la paix", pour ENFIN faire "des choses". Et cela ne marchait pas ! Je ne comprenais pas pourquoi mon bébé n'était pas "normal", je lui en voulais d'avoir autant besoin de moi. J'étais totalement obsédée par le fait qu'il fallait qu'il dorme mais il n'en avait pas besoin et il me le montrait très bien !
        Vers ses 2 ans, j'ai arrêté de me battre contre lui, j'ai admis qu'il était comme ça et que les messages de la société concernant les enfants étaient totalement faux. Que chaque enfant était différent et qu'il suffisait de les écouter pour savoir quoi faire et qu'en tant que parents nous avions toutes les ressources pour lui répondre.
        Plus tard, lors de ma seconde grossesse, mes lectures et discutions diverses avec d'autres parents m'ont ouverts les yeux sur les besoins de contacts des petits. En fait, il est probable que Benjamin aurait plus dormi s'il avait été contre moi, bercé par mes activités quotidiennes.

        Pour Anaël, cela coulait de source, il serait avec moi tout le temps dont il aurait besoin et finalement les 8 premiers mois de sa vie, je ne me suis presque pas occupée de lui. Pourtant, il était toujours dans mes bras. Je faisais tout ce que j'avais à faire, au moment où moi j'en avais besoin. Sauf pour les pauses tétées bien sûr, mais pour lui c'était 2 minutes toutes les heures donc rapide !
        Je faisais la vaisselle, aspi, rangement, cuisine, ordi mais également beaucoup de jeux avec Benjamin. Jeux calmes ou danse et couse poursuite. Anaël a été spectateur de tout ça.
        Puis a 8 mois, Anaël ne voulait plus dormir contre moi (sauf quelques longues tétées câlins), il voulait être pénard dans son lit. Il avait eu sa "dose", son réservoir d'amour était plein...Au même moment, il a commencé à s'endormir seul le soir. Je veux dire sans téter, il allait direct dans son lit, chantait 2 minutes et hop fini ! Benjamin  n'a pu faire ça qu'à...2 ans ! Je ne met pas un raccourci, chaque enfant a ses capacités propres mais je suis certaine que ce maternage y a contribuer.

        Je n'ai jamais eu peur de lui donner de "mauvaises" habitudes, je savais pertinemment qu'au contraire, avec une bonne confiance de base, un bébé prend de lui même ses distances. Il y a aussi des retours en arrière : reculer pour mieux sauter, dit on !

        Anaël veut aujourd'hui, et depuis un certain temps déjà, ouvertement faire partie de la vie familliale : il cuisine (sisi à 15 mois c'est possible, il adore mélanger la soupe !), fait le ménage, range ses jouets, vide le lave-vaisselle, décroche le linge du fil...pas toujours de manière adéquate, j'en convient, mais avec plaisir et détermination. Il ne veut pas être mis dans un monde à part : des jouets, un parc et compagnie. Il fait partie du monde des humains, pas celui des bébés avec des activités dites "adaptées".

        Pour moi, l'écharpe est le meilleur outil que l'on puisse avoir pour ça : faire vivre l'enfant dans notre vie et non à côté.

        A lire : Le concept de Continuum, à la recherche du bonheur perdue, Jean Liedloff, Ambre éditions.
par Magali publié dans : portersonbebe
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Mercredi 21 novembre 2007
        Le week-end dernier, je suis allée au congrès de la Leche League. Il y avait de nombreuses animatrices LLL ou également de d'autres associations de soutient à l'allaitement, des stagiaires, professionnels de santé ou "simple" parents et sympathisants.
        Cela m'a permis de rencontrer d'autres animatrices de mon département que je ne connaissais pas, de revoir des animatrices qui ont déménagé. Et pleins d'autres personnes.
        Le programme était super chargé et il est très frustrant de ne pas pouvoir tout faire (5 temps de conférence avec 7 thèmes à chaque fois). Pleins de sujet : allaitement bien-sûr, mais également portage, massage bébé, grossesse, accouchement....
        Nous étions très nombreux, 200 parents peut être plus et au moins 60 d'enfants de moins de 3 ans.
        J'ai pensé que le personnel de l'hôtel devait halluciner : des femmes  sans poussette ni lit parapluie pour rester 36 heures quelque part avec un bébé. Donc bien-sur que des écharpes, porte-caLLLins, sling...Des grand allaité et qui mangent comme tout le monde : pas de petits pots ou bib a réchauffer au micro-onde du resto. Et ça, je ne sais pas s'ils l'ont constaté : pas de pleurs (ou presque). De l'agitation bien-sûr mais des petits sereins a explorer partout.

        J'ai participé à une session sur le "soin Kangourou" que j'ai trouvé très intéressante. J'ai lu le livre de Nathalie Charpak sur la méthode kangourou à Bogota. Cette conférence y était inspirée mais bien menée car la synthèse ma permis de voir plus clairs dans la façon dont l'on pourrait proposer cela dans nos maternités françaises (certaines le font).
        Une session aussi sur le "trop de lait ?" que je n'ai pas pu suivre entièrement car  Anaël  voulait bouger. C'était très technique et formateur.
        Et enfin une dernière intitulée "comment informer sur l'allaitement  en dépassant la culpabilité", pas facile ...

        En tout cas, je suis ravie d'entrer dans cette grande famille qu'est la LLL !
par Magali publié dans : Allaitement
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Lundi 12 novembre 2007
        J'ai passé une mauvaise semaine. Benjamin a eu la gastro dès le lundi matin puis ça été au tour d'Anaël puis Simon (lui, il n'a pas vomit partout, ouf !). J'ai passé mon temps dans les lessives de draps et serpillage. Il me reste encore à nettoyer le tapis...
        Moi j'ai presque tenu le coup (pas de gastro),  le fait qu'Anaël tète moins : engorgement. Le fait que j'étais crevée : mastite :-(( . Et plus de tire-lait (il est chez ma belle-soeur). J'ai été obligé d'en louer un à la pharmacie. J'ai eu une fièvre de cheval pendant une nuit et j'ai pas mal douillé le lendemain. Mon sein était tout rouge.

        Tout ça pour en venir à vous expliquer ma tentative de sauvetage : habituellement dans un cas comme celui-ci, Benjamin tête une ou deux fois du coté malade et c'est résolu  (il a une succion assez puissante forcement). Donc là je lui propose de téter du "coté d'Anaël", là, ses yeux pétillent, il jubile, tout content qu'il est d'avoir ce privilège ! Il va chercher ses animaux (condition obligatoire pour une "bonne" tétée), s'installe, met le sein en bouche, tête  dans le vide 2 mins. Se retire et me dit "je crois que ça y est, j'ai tout bu".
Moi "bah, euh non, là t'a pas vraiment tété" , "il n'est pas pareil le lait de ce coté là ?"
Lui " euh, non, il a un peu le goût du pas bon"
Grosse rigolade pour Simon et moi, lui n'a pas trop compris ce qui nous fesait rire...
En tout cas, sauvetage raté cette fois !

        Aujourd'hui, tout est quasi rentré dans l'ordre, ouf ! heureusement la semaine a bien terminé !
par Magali publié dans : Allaitement
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Samedi 10 novembre 2007
        Un petit Martin est né, ce Samedi en fin d'après-midi...
        Un neveu pour moi et Simon, un cousin pour mes 2 bonshommes...
        Nous avons fait sa connaissance le dimanche, il est tout mignon. J'ai même eu le privilège de le mettre en écharpe pour montrer à ma belle-soeur...
        C'est malin, ça me donne envie d'un troisième ! vraiment les tout-petits bébés ça fait craquer !

      ça illumine bien cette fin de (mauvaise) semaine...

        Bon l'accouchement en soit pas si respecté que ça (déclenchement à l'ocyto, donc péri et petite épisio...), elle avait 5 jours de "retard" ! J'en profite pour le re-dire encore et toujours : un bébé n'est jamais en retard, c'est la date qui n'est qu'une évaluation ! Un bébé en avance de quelques jours, l'empêche t'ont de sortir ? non, on dit que "c'était son moment" et un bébé en retard  ? il "attend aussi son moment".
        Une grossesse dure en général entre 40 et 42 semaines, les gynécos ont décrété le terme à 41 semaines...
Seules 30% des femmes ont le cycle théorique (28 jours avec ovulation au 14ème), donc déjà ça fausse la date de départ et en plus on peut très bien ne pas être sure à 2/3 jours prêt de la date de ses dernières règles ! Tout ça pour dire qu'il y a vraiment moyen de se planter facilement de 15 jours !
        Pour un premier enfant, je crois qu'il est difficile de ne pas "obéir" aux ordres médicaux. Ma belle-soeur avait souhaité un déclenchement en douceur à l'aide d'un gel mais "ils" avaient décidé que ce serait sous perf ! Ben oui vallait mieux pas qu'elle traine trop, elle risquait d'accoucher le dimanche.
       Moi, en rebelle (ou responsable?!), je ne serais pas aller à la mater et je me serais pointer après plusieurs heures de travail at home ! J'aurais fait des monitos et autres vérifications chez une SF libérale pour m'assurer que mon bébé aille bien, pas la peine de se faire stresser par d'absurdes protocoles !

        Beaucoup de bonheur quand même de connaitre ce petit gars !
par Magali publié dans : Naissance respectée
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