Présentation

Samedi 22 décembre 2007
        Lorsque j'ai créer ce blog, j'avais au prime abord configuré une catégorie "éducation non violente". Les autres parties se remplissaient petit à petit mais pas celle là. Je n'arrivais à rien écrire, non pas que je ne n'avais rien à dire, mais que j'avais peur d'être maladroite dans mes formulations. De passer pour une donneuse de leçon, ou je ne sais quoi d'autre.

        Il n'est pas facile de partager son expérience éducative car les choix sont très personnels et chaque famille unique trouve ses solutions uniques.

      Et puis, Catherine a parlé de ce sondage du magasine La Croix : 87 % des parents disent avoir fessé leur enfant et 53 % sont contre l'interdiction des châtiments corporels.
        Les bras m'en tombent, bouche ouverte...je ne pensais pas que c'était à ce point là !

      Il y a une cause que je trouve juste de défendre : celle des enfants ! A l'inverse de toutes les catégories d'humains opprimés, les enfants ont besoin de l'aide des adultes pour sortir de la condition de maltraitance qui est la leur.
        Ne croyez pas que je pense aux enfants battus ou violentés verbalement ...non, tout cela est largement reconnu et s'il reste encore du chemin a parcourir, il me semble que nous sommes sur la bonne voie. Je pense à tous les enfants, tout ceux à qui l'on donne de "petites" tapes, "pour leur bien".  Des féssées, des punitions, tout un panel de moyens  autorisés pour remettre l'enfant dans le "droit" chemin. Tout ce que nous avons vécu enfant en sommes et qu'il n'est pas facile de  juger car nous aimons nos parents et eux nous aimait autant que nous aimons les notres...

        Je pense que la majorité des parents qui utilise féssée et compagnie le font parce qu' ils ne connaissent pas d'autres moyens. Je crois que  pour une majorité s'ils savaient comment faire autrement, ils essaieraient de le faire en général.

        Je viens juste de recevoir pour mon anniversaire un livre de Maria Montessori, L'enfant dans la famille. Je vous laisse découvrir cet extrait :

        "Qu'est ce que l'enfant, en effet ? Une reproduction de l'homme qui tient ce germe en sa possession comme s'il était de sa propriété exclusive. Jamais esclave ne fut autant la propriété de son maître que l'enfant l'est de l'adulte. Jamais serf ne dut une obéissance aussi incontestable et perpétuelle que celle que l'enfant doit à l'adulte. Jamais les lois ne négligèrent les droits de l'homme comme elles le firent pour les enfants. Jamais ouvrier ne dut travailler si totalement selon le bon vouloir de son patron, sans possibilité d'appel, que l'enfant. L'ouvrier eut malgrè tout ses heures de liberté et un abri familial où sa voix humaine trouvait un écho dans le coeur de certains. Jamais personne n'a autant travaillé que l'enfant, toujours asservi à l'adulte qui lui imposait la durée du travail comme celle du sommeil, selon ses critères sans appel. (....)
        L'enfant n'est dignement compris nulle part.
        La crainte inavouée que l'enfant nous cause des ennuis ou des désagrements, est évidente dès les premiers instants : à son égard, nous faisons presque preuve d'un instinct de défense, comme la jalousie et de pingrerie par rapport aux choses qui nous appartiennent, fussent-elles de peu de valeur.
        Dès lors, on procède toujours de la même manière ; l'esprit de l'adulte rapelle inexorablement ce fait : il faut veiller à ce que l'enfant ne fasse pas de dégâts, ne salisse pas, ne dérange pas et n'entrave pas le déroulement paisible de notre vie quotidienne.
        Avec un enfant à la maison, il faut tout mettre à l'abri, si ce n'est fuir pour ne pas être dérangé : il faut aussi combattre ses soi-disant caprices pour qu'il n'en soit pas victime et qu'il devienne quelqu'un de bien élevé. C'est ce qui nous apparaît comme étant notre premier devoir moral.
        Mais en l'accomplissant, nous faisons de graves erreurs de compréhension et tenons pour capricieux certains actes qui en réalité ne le sont pas le moins du monde..."

      L'éducation non violente est venu à nous naturellement, on ne sest jamais posé trop de question. Simon et moi étions tout à fait d'accord sur l'absurdité de la forme éducative habituelle : Pourquoi frapper pour dire que taper ça fait mal et qu'il ne faut pas le faire ??
Pourquoi les émotions que je ressent en tant qu'adulte lors "d'aggression" sont si peu constructive pour moi et le serait pour un enfant ? Pourquoi quand je suis humiliée ça me donne plutôt pas envie de faire ce que l'autre souhaiterais et que l'enfant lui ça lui permettrait de comprendre ce qu'il faut ?
Pourquoi ne pas se mettre en danger pour de vrai raison et non par peur d'une représsaille/punition ?

        J'ai dans mon expérience plusieurs exemples qui me viennent à l'esprit :

        Le premier se passe à l'école. Benjamin a été puni pour avoir jouer dans les flaques d'eau. Lui me demandait pourquoi il n'avait plus le droit de jouer dans les flaques d'eau ? Ben oui, moi ça ne me gêne pas ! Biensur je n'allais pas donner l'autorisation à la maîtresse de le laisser patauger, non. J'aurais aimer qu'elle lui donne une vrai raison. La vrai raison ce n'est pas "arrete sinon tu aura une punition", la vrai raison c'est peut être tout simplement que si tous les enfants le fesait il faudrait changer tous les pantalons et qu'elle n'en a ni le courage ni l'envie ni l'énergie. Ou peut être qu'elle a tout simplement peur que je ne sois pas contente de le retrouver sali à la sortie de classe. Il n'y a pas de bonnes ou mauvaises raisons, il n 'y a que de VRAI raison et si nous savons les identifier et verbaliser les enfants le comprennent très bien !
        Le deuxième aurait vraiment pu mal finir. Nous rentrions de l'école avec l'ami de Benjamin et sa maman. Soudain celui-ci se précipite vers la route en courant et malgrés les appels de sa mère traverse sans regarder. Il y aurait pu avoir une voiture sur cette route très fréquentée à cette heure. Et la maman lui donne un fessée pour avoir fait une si mauvaise chose. Il recommencera probablement car un jour il n'aura plus peur de recevoir une féssée mais il n'aura toujours pas compris que la route est dangereuse. Benjamin lui était choqué, non par la féssée qu'il a tout juste vu, mais par l'attitude de son ami. Il m'a dit "il n'a pas regarder à droite, à gauche".

        Alors, oui il est probable qu'au départ choisir d'expliquer chaque chose, exprimer chaque peur, chaque doute, de faire confiance sans juger demande plus d'energie, de répétitions. Mais un jour, lorsqu'on voit le travail accompli, on peut être fière. Je vois bien aujourd'hui la différence entre Benjamin et Anaël (où il reste tout à faire).
        Oui parfois être parent est si dur qu'il semble plus facile de donner une tape ou de parler à son enfant pire qu'à un chien ! Je ne me pose absolument pas en modèle car j'ai moi aussi mes moments de faiblesses, ce n'est jamais de leurs fautes mais bien la mienne (trop fatiguée, pas envie...).

        En cette période où le chantage affectif fait rage (si t'es pas sage, le père noël...), je ne peux que constater le chemin qu'il reste à parcourir et ce sera long ...mais il y a déjà eu pas mal de progrès !

        Une chose importante à retenir, l'éducation non violente est l'inverse de la violence et l'autoritarisme mais également du laxisme. En effet, les "limites" sont néssessaire, c'est la façon de les donner qui doit être respectueuse. Sinon comment esperer être respecté soi-même ?

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par Magali publié dans : Education non violente
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Samedi 15 décembre 2007
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        Je ne sais plus du tout où j'ai récuperé cette petite BD, je viens juste de la retrouver ! ça fait réfléchir, non ?

        Si l'auteur passe par là, excusez moi de ne pas vous avoir contacté, n'hésitez pas à vous faire connaitre !
par Magali publié dans : portersonbebe
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Lundi 3 décembre 2007
        J'ai oublié de vous raconter ça, avais-je honte ?
        Lors de ma mastite donc, je ne pouvais mettre Anaël dans l'écharpe dans ma position préférée : les pans passent sur la poitrine, pas possible ! Et j'aime pas trop en sac à dos, du moins pas pour beaucoup de temps.
        Je vais donc chercher Benjamin à l'école et je met Anaël en poussette pour le trajet aller...ça fait drôle ! Lui est ravi et chante car ça ballotte dans tous les sens, les trottoirs ici c'est pas le top.
        Et bien les gens du village bien habitués à voir Anaël dans mon dos, se retournaient pour voir s'ils n'avaient pas rêvé que je le promenais en poussette. Les pharmaciennes, la boulangère étaient étonnées aussi...
        "La curiosité" du village comme dit la bibliothécaire, il faut croire qu'il est aussi bizarre que je sorte de "ma" norme...
        En tout cas, ça m'a bien fait sourire...
par Magali publié dans : portersonbebe
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Samedi 1 décembre 2007
        Juste parce que je trouve ces photos magnifiques ...

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par Magali publié dans : portersonbebe
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Mardi 27 novembre 2007
        Depuis le temps que je pense à faire un article à ce sujet, aujourd'hui, je me lance...

        J'ai découvert l'existance des couches lavables dans le magazine Bio contact, ça m'a fait faire les yeux rond : "quoi, ça se fait encore, il faut que je potasse ça !" Oui ma fibre écolo a été séduite instinctivement...

        Et en fesant des recherches sur le net, j'ai été très surprise : cela n'a vraiment absolument plus rien à voir avec les carrés de tissu de nos grand-mères !!

        Voilà ce que je peux résumer :

Les couches lavables, c'est écologique...

L'impact sur la pollution est évalué a peu prêt à 2 fois moins polluant en globalité : moins de dechets, moins d'eau, moins de transports,  pas d'utilisation de produits chimiques...

Un enfant est changé environ 6000 fois avant la propreté, soit un peu plus d'une tonne de dechets non biodégradable. Elles peuvent rester  jusqu' à 500 ans dans la nature (comme si aujourd'hui les archéologues retrouvaient des restes de couches de ....Louis XVI ! ). En france, 800 000 naissances par an....800 000 tonnes de déchets rien que pour le change !


Les couches lavables, c'est économique...

6000 couches jetables donc, à 0.25 cts l'unité soit  1500€, et oui quand même....et cela pour des couches jetables a prix moyen, cela varie réellement entre les marques de 1250 € et 1800€.

En couches lavables, pour un système multitaille pour un enfant, compter entre 350€ et 450€ + 250€ d'eau, lessive, élec...
Avec un système de couches taille unique, donc deux lots de couches, il faut entre 600€ et 700€ environ + 250€ pour l'entretien. Et pour le 2ème enfant : seulement 250€ pour l'entretien !

L'économie n'est pas du tout négligable. Pour moi qui ai un système taille unique car  nous savions vouloir plusieurs enfants, mes couches taille S (3-7 kg) pourront encore faire au moins un 3ème enfant, si ce n'est 4 !!

Et les couches ont peut même les faire soi-même et c'est encore moins cher !

Les couches lavables, c'est sain...

On n'imagine même pas tous les trucs chimiques dégueux qu'il peut y avoir dans une couche jetable, voir chez Raffa ou le dossier du monde de bébé.

A condition d'utilser des matériaux sain bien sûr, de nombreuses nouvelles marques utilisent des cotons a provenance douteuse, voir de la polaire ce qui rend le produit économique mais pas aussi écologique et sain que celles en coton bio ou au minimum oko 100 (cad sans traitement après récolte, ni métaux lourds...). Pas de Bambou non plus, le viscose de bambou est non seulement plein de produits chimiques (reversé dans les fleuves Chinois...) mais en plus la déforestation des forêts de bambou est également désastreuse !


Bon d'accord, mais euh ça marche comment exactement ?!


Il existe trois grands groupes de couches :

            La "tout en un", qui s'utilise comme une couche jetable si ce n'est qu'au lieu de finir dans une poubelle, on la met dans un seau qui une fois plein sera lavé. Je ne vais pas m'étendre sur ce système qui me semble : nettement plus couteux et avec pas mal de fuite surtout avec un tout petit.

            La "Taille unique", il est nessessaire d'avoir plusieurs lots (2 en général) d'une vingtaine de couches chacun. C'est un système de couche en coton qui se ferme à scratch ou pression avec en plus une culotte étanche qui se ferme également à scratch ou pression. Système pour 2 enfants.

            La "Multitaille", système évolutif, on utilise le même lot de couche dès nourrisson à la propreté. Seule la taille des culottes étanche change lorsque l'enfant grandit. Un système ingénieux de pression permet de faire "grandir" la couche. Système pour 1 enfant.

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On a donc besoin ?

Pour un système couche + culotte :
20 couches multitaille ou 20 couches S et 20 couches L pour les tailles uniques.
3 culottes étanches par taille (S,M et L)
4 doublures S (épaisseur de coton a ajouter la nuit et sieste pour plus d'absorption)
4 doublures L
Du papier de protection éventuellement, on le met dans la couche, il receuille les selles que l'on peut mettre ensuite à la poubelle. Ces lingettes sont lavables s'il y a seulement un pipi.
2 sacs étanches pour mettre les couches mouillées lors des déplacements
1/2 seau (x) avec couvercle pour le stockage


Pour le nettoyage

Il faut donc une machine à laver, lavages à 40°C (je fais 60 °C si beaucoup de caca), de la lessive écolo de préférence mais surtout sans glycérine (celles au savon de marseille en contiennent).
Pas d'adoussissant cela étanchéifie les couches.
Si c'est taché, on peut mettre du sel détachant mais le meilleur allié est le soleil, un séchage dehors et hop magie plus de trace !

Il vaut mieux laver les culottes étanches à la main et de temps en temps seulement à la machine. On ne change pas de culotte à chaque change, seulement si l'élastique est mouillé.

J'espère que vous aurez tout bien compris !
par Magali publié dans : Famille écolo
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