Présentation

Vendredi 16 mai 2008
       Je viens enfin de finir ce livre de Pennac. Il était dans ma liste depuis des mois et j'ai finit par l'emprunter à la bibliothèque.
       Une seule phrase : extraordinairement véridique, tout est plein de bon sens, ça transpire la vérité, il n'y a même plus de débat à faire...plus qu'a trouver des solutions pour améliorer les choses car tout n'est pas noir non plus à l'école, heureusement.

       Encore un livre qui vient valider mon idée que les étiquettes font énormément de mal aux enfants, elles les obligent à respecter leurs caractéristiques : Tu es méchant, nul, violent, timide, impatient, paresseux...
       Ainsi, ils ne sont plus eux (avec des défauts par moments, comme nous les adultes en sommes), ils ont le devoir d'être ce que nous pensons d'eux. Et mieux vaut que l'on s'occupe de moi pour ma méchanceté que de pas exister aux yeux de mes parents.
       A la maison, c'est l'utilisation du JE qui nous permet de ne pas caractériser nos enfants. "Je suis déçue que mon vase soit cassé, je l'aimais beaucoup" est plus constructif que le "tu es toujours aussi maladroit, tu ne pouvais pas faire attention ? " Ainsi le problème n'est pas ce qu'est l'enfant, mais le sentiment que j'ai d'avoir eu ce vase cassé. Et cela change tout, vraiment, il suffit de se forcer quelques temps à répondre de cette façon pour voir que les rapports entres parents/enfants s'améliorent.

       Je ne peux recopier tout le livre évidemment mais je ne résiste pas à l'idée de partager un passage que j'ai adoré et qui s'applique à toutes les situations  :

       " Combien de fois nous sommes nous demandé, en prononçant l'accusation "tu le fais exprès", ce qu'exprimait le pronom complément le, en l'occurrence ? Exprès de quoi faire ? La dernière bêtise en date ? Non, le ton sur lequel nous avons lancé cette accusation (car il y a le ton aussi !) laisse clairement entendre que le coupable le fait toujours exprès, que chaque fois il le fait exprès, que cette bêtise est la confirmation de cette obstination. Alors, exprès de quoi faire ?
        De ne pas m'obéir ?
        De ne pas travailler ?
        De ne pas te concentrer ?
        De ne pas comprendre ?
        De ne pas même chercher à comprendre ?
        De me résister ?
        De me faire enrager ?
        D'exaspérer tes profs ?
        De désespérer tes parents ?
        De céder à tes pires faiblesses ?
        De saboter ton avenir en pourrissant ton présent ?
        De te moquer du monde ?
        C'est ça, hein, tu te moques du monde ? tu nous provoques ?
        Tout cela, oui, si on veut, admettons.
        Se pose alors la question de l'adverbe. Pourquoi exprès ? A quelle fin ? Pour quelle raison ferait-il cela ? Il faut bien qu'il poursuive un but, puisqu'il le fait exprès.
        Exprès pour quoi ?
        Pour jouir du moment ? Tout simplement jouir du moment ? Mais l'inévitable moment suivant, celui qu'il passe avec moi, est un très mauvais quart d'heure, lui, puisque je l'engueule ! Peut être veut il vivre paisiblement en l'état de paresse, indifférents aux engueulades ? une sorte d'hédonisme ? Non, il sait très bien que le bonheur de ne rien faire se paie au prix de regards méprisants, de réprobations définitives qui engendre le dégoût de soi. Alors ? Pourquoi le fait-il néanmoins exprès ?
       Pour s'attier la considération des autres cancres ? Parce que s'appliquer, ce serait trahir ? Il joue volontairement les mauvais contre les bons, les jeunes contre les vieux ? C'est sa façon à lui de se socialiser ?
        Si on veut. En tout cas, c'est la thèse favorite de la modernité : la tribalisation de la nullité, la fuite de tous les mauvais élèves dans le vaste marigot où grouille la racaille. Elle a ceci de commode, cette explication, qu'elle repose sur une certaine vérité sociologique, le phénomène existe, aucun doute. Mais elle évacue la personne, toujours unique, du gamin qui, phénomène de bandes ou pas, se retrouve seul à un moment ou à un autre, seul face à ses échecs, seul face à son avenir, seul le soir, face à lui-même avant de se coucher. Envisageons-le alors. Regardez-le bien. Qui pourrait parier un centime sur son sentiment de bien-être ? Qui pourrait le soupçonner de le faire exprès ?
       Tu le fais exprès...
       A vrai dire, aucune des ces explications n'est absolument satisfaisante. Toutes tiennent plus ou moins, mais...
Ici, une hypothèse :
       Se pourrait-il qu'au mépris de toute règle grammaticale le pronom le désigne aussi un objet extérieur à la phrase ? Nous-même par exemple..La dégradation de notre image à nos propres yeux. Notre image, qui a tant besoin, elle aussi, de son bon miroir.
       Un le qui accuserait l'autre -ici le mauvais sujet- de me renvoyer l'image d'un adulte impuissant et inquiet, victime d'une incompréhensible fin de non-recevoir. Dieu sait pourtant qu'ils sont sains, les principes que je veux inculquer à cet enfant ! Et légitime le savoir que je dispense à cet élève !
       A la solitude de l'enfant répond ma propre solitude d'adulte.
       Tu le fais exprès."
 
par Magali publié dans : Education non violente
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Mercredi 14 mai 2008
       L'agriculture intensive du coton est l'une des plus polluantes. Elle utilise à elle seule 25 % des pesticides produits pour seulement à peine 5 % de la surface mondiale cultivée. Aujourd'hui, s'ajoute à cela la menace OGM...
       Face à ce constat, nous avons depuis 3 ans fait le choix de se fournir exclusivement de vêtements en coton bio pour les habits neufs. Bien sur nous continuons à profiter de récups ou occases, nous n'avons pas non plus jeté le contenu de nos armoires pour n'avoir que du "bio". Il semble cohérent d'éviter avant tout le gaspillage et les achats excessifs.

       J'avais envie de vous parler de ça, car je trouve qu'aujourd'hui il y a vraiment beaucoup plus de choix qu'il n'y a même 2 ans. Les couleurs et les motifs osent entrer dans les gammes. Les prix me semblent à hauteur égale d'un vêtement acheté en boutique de marque (Obaibi, K, jacadi...). Comme ces derniers, les vêtements en coton bio ont une finition robuste, ils sont plus doux au toucher (pas de chlore et autres produits chimiques en fabrication).

        J'ai quelques boutiques préférées, je vous les présente même si je n'ai pas d'actions chez eux, ça va de soi !

      
Lotties : Ce sont les premiers habits en coton bio que j'ai acheté. Ils sont sans teinture, des 3 couleurs naturelles du coton (beige, vert ou brun). Le rapport qualité prix est vraiment excellent, les finitions sont soignée. Pour les bébés j'adore !

    
Planète Coton : C'est la boutique où il y a vraiment le plus de choix. Les prix sont parfois plus élevée qu'ailleurs pour un même article, mais tout prendre d'un coup au lieu de faire 5 commandes différentes avec 5 frais de port est avantageux. Marques : Living Craft, Leela coton, lotties, peau éthique, la queue du chat...

    
Ligne Nature : Il y a moins de choix (pas de tailles bébés) que pour la précédente mais les prix sont plus doux et le service très agréable avec Danny. Marques : Living Craft, Leela coton, aquanatura, cosilana, biocoton...

    
Azimut : Artisans du Népal, commerce équitable. Tous les articles ne sont pas en coton bio mais le % augmente chaque annéé. Vetements de coupes modernes et confortables.

    
Mon petit Oko : J'aime beaucoup leur sélection. Pour les enfants et bébés uniquement. Marques : Leela coton, lotties, la queue du chat...

   
Naturtextilien : Vendeur allemand de vetements pour enfants et bébés. Il y a énormement de choix mais tout est en allemand bien sur. Quelques bases (ich spreche nicht deutch) et un bon traducteur web et ça le fait bien. J'aime le fait que l'on trouve des marques encore non présente en France : cotton people organic, Lana, Sturm, cosilana, sense organics, leela coton, disana...

        Un mélange de photos des 2 garçons :

 




       Vous saurez les différencier ?
par Magali publié dans : Famille écolo
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Mardi 1 avril 2008
       Je remercie mes copines de couleur bébé, d'avoir trouvé ces deux vidéos qui m'ont bien fait rire !

       Sur les maisons de naissance
       Sur la position en décubitus à l'accouchement

        Plus de vidéos des déchainées ici !

par Magali publié dans : Naissance respectée
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Mardi 1 avril 2008
       Voici un site qui est un vrai album photo géant de bébés et enfants portés ! Je vous laisse savourer ces images magnifiques. Porter en devient même une évidence, non ?

par Magali publié dans : portersonbebe
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Vendredi 28 mars 2008
       Juste un petit clin d'oeil pour dire qu'hier, Benjamin est allé à l'école sur mon dos en écharpe et c'est Anaël qui était dans la poussette...
       Je n'ai pas de photo malheureusement mais ce devait être très comique ( et sportif il faut l'avouer !).
       Ce que j'en retiens c'est qu'hier nous avons échangé tout le long du trajet, ce qui est impossible en poussette : la moindre voiture qui passe et on ne s'entend plus ! Donc oui dans la poussette, l'enfant est vraiment mis à l'écard...
par Magali publié dans : portersonbebe
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